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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. i5 7

Portugal de la présence des troupes françaises,quoique celles-ci eussent la faculté de reparaîtresur tout autre point du théâtre de la guerre. Ellene doutait pas que la campagne n’apportât d’au-tres avantages encore, si elle était continuée, maiselle voyait dans la perte de temps que causerait lareprise des hostilités des maux que tout les suc-cès possibles ne pourraient compenser. En outreil n’était pas improbable cpie les Français, oc-cupant les positions de Torres-Vedras, étantmaîtres de Lisbonne, et ayant des garnisons dansElvas et Almeida, ne prolongeassent la continua-tion de la guerre jusqu a ce qu’ils eussent reçudes renforts de l’Espagne ; car bien que les espé-rances qu’ils avaient conçues sur la soumissionde ce royaume ne fussent plus les mêmes, on neprévoyait guère ce qui était arrivé. L’été aussitirait à sa fin, les ressources que présentait lepays étaient épuisées, et il ne serait pas facile derecevoir périodiquement des approvisionne-ments de l’Angleterre : toutes ces raisons firentapprouver les articles de la convention, à l’excep-tion toutefois de ce qui était relatif à la flotterusse, attendu qu’on ne voyait pas la nécessitéde traiter avec l’amiral qui la commandait parl’intermédiaire d’un général français.

Pendant l’intervalle qui s’écoula entre la con-clusion de l’armistice et le retour du courrier