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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. i63

tion des gouvernements portugais et anglais, etobserva d’ailleurs qu’il n’existait point de gou-vernement de fait en Portugal ; car bien que lajunte d’Oporto se fût attribué une puissancesupérieure sur les autres juntes, et que les Por-tugais eussent même reconnu son autorité, ilne pouvait voir d’autre gouvernement légitimeque la régence établie par le prince: il convinttoutefois que Freire était fondé à ne pas la re-connaître maintenant quelle était corrompuepar le mélange des Français et des partisans dela France. Néanmoins il invita le général Freire àlui remettre par écrit les observations qu’il avaità faire sur le traité, et lui promit d’y donner touteson attention quand on en discuterait les articles.

Cette difficulté était à peine aplanie, lors-que les commandants espagnol et portugais quibloquaient les forteresses d’Elvas et d’Almeidaen élevèrent d’autres non moins sérieuses. Elvasavait été pendant long-temps irrégulièrementinvestie par des bandes de paysans armés, dontles pi’ouesses s’étaient bornées à empoisonnerdeux fontaines où la garnison abreuvait son bé-tail , et à tailler en pièces les maraudeurs éparpil-lés dans les environs de la ville ; tout-à-coup le gé-néral espagnol Galluza, commandant par intérim1 armée d’Andalousie, au mépris des ordres su-périeurs qu’il avait reçus de se rendre sans délai