HISTOIRE DE LA GUERRE
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nombreux état-major. S’étant placé au-devant dela ligne, il salua d’abord le général espagnol, puissa troupe, et présenta au premier avec grâce etdignité une superbe épée. Dans un discoursanimé et persuasif, il engagea les soldats à accep-ter leui’s armes du roi d’Angleterre, et à ne lesposer que lorsque la cause de Ferdinand VII, del’Europe et de l’humanité aurait triomphé. Cetteharangue était à peine terminée, quelle fut cou-verte par les vivats prolongés des soldats et deshabitants, tandis que le bruit des canons et desfanfares retentissait d’un bout à l’autre de Lis-bonne. Lorsque le tumulte fut apaisé, le généralespagnol, visiblement animé des sentiments lesplus généreux, se hâta de répondre. Quoiqu’ilparlât d’abondance, son discours eut toute la vi-gueur que les circonstances exigeaient. Il adressaensuite à ses troupes le langage du patriotismele plus pur, les exhortant à ne jamais oubliercette journée glox ieuse, et leur déclarant que siles peuples delà péninsule cessaientjamais d’avoirpour l’Angleterre l’amour et le respect que l’op-primé doit à son libérateur, ils se montreraientindignes de l’amélioration que venait d’ap-porter à leur sort l’assistance des Anglais. Lestroupes se retirèrent ensuite, et la matinée se ter-mina par un déjeuner où les officiers espagnolss’enivrèrent tellement de joie et de vin, qu’on les