Band 
Tome premier.
Seite
169
JPEG-Download
 

DE LA PÉNINSULE. 169

vit danser des walses et des fandangos dans leuréquipement complet.

Les réjouissances finies, on ne fut pas peu em-barassé de savoir comment on disposerait de cessoldats. Dépourvus d’argent et de munitions, ilétait évident qu’ils ne pouvaient agir efficacementà moins que l’administration anglaise ne vînt àleur secours, et sir Hew Dalrymple ne se croyaitpas suffisamment autorisé à faire de pareillesavances. Cependant, après y avoir long-tempsréfléchi, il se détermina à faire les fonds pourplusieurs jours de paye et à fournir vingt millepiastres, des munitions de toutes espèces, desarmes, et des chevaux. Il fut d’ahord question deles diriger sur Badajoz, dans les environs de la-quelle se trouvaient les régiments auxquels ilsappartenaient. Elles se préparaient à s’y rendre,lorsqu’il arriva deux députés de la Catalogne dontles représentations firent abandonner ce plan :ils démontrèrent au général anglais la nécessitéd’envoyer des troupes dans leur province, sur-tout de la cavalerie, attendu que leur armée,forte de quarante mille hommes de pied, bienqu’elle pût faire face à l’ennemi dans les mon-tagnes, n’osait se montrer dans les plaines, à causede cinq ou six cents hommes de cavalerie fran-çaise. Us suppliaient en conséquence le généralanglais d’envoyer par mer un corps de mille che-