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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE.d’Eivas, Badajoz, Merida, Medellin, Truxillo,! Àlmanza, Oropeza et Talavera de la Reyna, surI Madrid. Mon régiment était attaché à cette der-t nière colonne, presque entièrement composée; de l’artillerie avec quatre régiments de pied pourl’escorter.

; Notre marche à travers l’Alentejo ne fut mar-j quée par rien d’extraordinaire : nous trouvâmesj le pays dans un état complet d’abandon, les; champs incultes , et les hameaux dévastés et dé-

j serts ; et ce ne fut pas sans peine et sans perdre| beaucoup de temps que nous parvînmes, malgré| les précautions qu’on avait prises , à nous pro-j curer suffisamment de nourriture pour nous etr nos chevaux : mais nous n’eûmes aucune aven-ture ni ne vîmes aucun objet qui méritât defixer particulièrement notre attention. Le spec-1 tacle que nous avions constamment sous les yeuxnous faisait soupçonner le sort que l’armée fran-çaise aurait éprouvé si elle avait essayé de fairesa retraite dans cette direction. Les Français sontsans contredit courageux et savent supporter lesfatigues , de plus ils excellent dans l’art de dé-couvrir toute espèce de provision de bouche quise trouve à leur portée et de s’en rendre maîtres ;mais toute leur patience et leur adresse auraientéchoué dans l’Alentejo, où il ne restait absolu-ment rien à consommer. La difficulté de se pro-