DE LA PÉNINSULE. 207
seule voie de retraite que nous eussions à suivre;s’ils étaient forcés, notre position devenait dés-espérée , il ne nous restait plus qu’à nous jeterdans Avila, ville forte, et chercher à nous ymaintenir jusqu’à ce que notre général fût àmême de nous secourir.
Lorsque le général Hope se mit en mouve-ment de l’Escurial, il avait tracé sa route parAdanero à Arevalo et de là par Madrigal, Pe-narancla, Huerto, à Salamanque. Aussitôt qu’ileut connaissance des événements , il se déter-mina prudemment à changer son ordre demarche, et se jeta sur la gauche afin de s’éloignerde la ligne probable des opérations de l’ennemi.En conséquence la cavalerie reçut l’ordre le 3ode se porter sur Fontivecos, et d’établir despostes pour protéger l’infanterie et l’artilleriequi le même jour se rendaient à Avila. Le lende-main matin on se remit en marche, et on re-prit la route de Penaranda , où la colonne arrivasans être inquiétée, le 2 décembre : le corpsprincipal de cavalerie stationna à Fontiveros,d’où il jeta des avant-postes à Adanero, Are-valo , Villa-Nova de Aroud , Madrigal, Royama,et même jusqu’à Penaranda ; c’est ainsi que ladroite et la gauche de ce corps furent si bienprotégées que l’ennemi ne put pas le harceler.
Je faisais partie delà cavalerie, et pendant ce