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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 20 g

l’avant-garde de l’armée, ou si ce n’était qu’unereconnaissance. Comme il nous importait peude garder Arevalo, nos gens, après avoir batailléquelques instants, sonnèrent la retraite; mais ilsne furent pas poursuivis , et passèrent le reste dela nuit dans une maison située sur la route à undemi mille de distance du village. Au point dujour ils s’avancèrent de nouveau sur Arevalo ,où ils ne trouvèrent personne; les Françaisl’ayant abandonné quelques heures auparavant,après avoir pillé le bureau de poste. Tel fut leseul incident qui marqua l’espace de temps, quis’était écoulé depuis notre départ de Lisbonnejusqu’au moment où nous joignîmes l’armée àSalamanque.

lia cavalerie resta dans la même position, partie àFontiveros, partie échelonnée par détachementssur le flanc delà colonne d’infanterie. L’ennemi nefaisant aucune démonstration, nous restâmestranquilles. Ainsi livrés à nous-mêmes , la moin-dre nouvelle fixait bien mieux notre attentionque si nous avions été employés activement. Ce-pendant les bruits qui parvenaient jusqu a nousn’étaient pas sans intérêt ; un sur-tout était biende nature , quelles que fussent d’ailleurs les cir-constances où nous nous trouvions, à nous sug-gérer des conjectures et nous porter même à fairedes recherches pour nous assurer de la vérité :

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