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Tome premier.
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217
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DE LA PÉNINSULE. 217

Il avait rassemblé les officiers-généraux pour leuren faire part, et les informer des raisons qui l’o-bligeaient à prendre cette mesure ; mais, loin dese décider d’après eux, il n’avait pas même jugé àpropos de demander leur avis. Il s’étendit ensuiteavec moi sur les motifs qui l’avaient décidé à laretraite, se servant dans sa conversation commedans ses lettres d’arguments puisés dans le côtéfaible du tableau des affaires. Il blâmait haute-ment le gouvernement espagnol et la nation; iljugeait avec sévérité les généraux espagnols, dontl’inhabileté, disait-il, et les fausses manœuvresles avaient conduits à se faire battre en détail. Ilexprimait de sincères regrets de ce qu’ils ne s’é-taient pas mis en mouvement, comme ils de-vaient le faire, aussitôt qu’ils apprirent son en-trée dans le royaume, afin de se joindre à lui, etdéclarait que, son armée netant pas réunie, etn’ayant que des débris de troupes battues de touscôtés, il ne pouvait entrevoir que des malheurs.Ce n'était pas sans un chagrin extrême qu’il avaitsongé à cette retraite; mais la conservation de sonarmée l’avait emporté sur toute autre considéra-tion , et l’ayait décidé.

Bien que je me sentisse vivement affecté parune semblable déclaration, le sentiment du de-voir ne me permettant pas de répliquer, je mebornai à exprimer mes regrets sur la nécessité de