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HISTOIRE DE LA GUERRE
plus grand ordre : les hôpitaux étaient presqueentièrement vides; les régiments d’infanterieétaient au complet, et possédaient tout ce quiest nécessaire pour entrer en campagne; et lacavalerie ainsi que l’artillerie étaient en bon état.Combien ne devait-on pas regretter que le re-tard occasioné par le mouvement rétrogradede Baird tînt une pareille armée en repos, mêmependant un seul jour!
Depuis ce moment jusqu’au retour du colo-nel Grabam, il n’arriva qu’un évènement assezimportant pour être rapporté. Un courrier char-gé de dépêches venant de Bayonne, adressées àNapoléon à Aranda, étant tombé entre les mainsdes paysans, il fut envoyé au quartier-généralde l’armée : je ne sais si ces dépêches étaient in-téressantes; mais j’appris qu’une partie en étaittrès amusante, sinon instructive : elles étaient devieille date, car il y était question de l’arméede Portugal marchant sur Bordeaux, sous lesordres de Junot; les lettres de ce dernier étaientd’un style humble dont il n’avait pas encore faitusage, mais que leur but expliquait., car ellescontenaient des supplications d’augmenter sesémoluments, attendu qu’il était au dépourvudepuis que ses ressources du Portugal lüi man-quaient. On croira aisément que la lecture deces lettres excita les plaisanteries de nos soldats,