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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 227

alors, en cas de revers, de se retirer dans lesprovinces du nord, il répondait que le nord étaitsans l’essource, et que, sous tous les rapports,c’était un pays très défavorable aux manœuvresd’une armée. Effectivement ces provinces sontstériles, et sans doute nous y aurions rencontréune foule d’embarras si elles avaient été le théâtrede nos opérations; mais la mer étant devant nous,qu’avions-nous à redouter? En outre, et mêmedans la supposition que notre premier et prin-cipal objet eût été de défendre le Portugal, iln’était nullement certain que nous ne pussionsle couvrir aussi efficacement en prenant nospositions dans le nord de l’Espagne qu’en nousretirant sur la frontière: à moins que les Fran-çais ne fussent plus nombreux que nous ne lepensions, il étaitfort improbable qu’ils tentassentde nous devancer ; tandis que si nous restions ,ils continueraient leur route, et toute la pénin-sule se trouverait peu à peu envahie.

Mais bien que notre général ne parût pas dis-posé à entreprendre rien de hasardeux, il semontrait enclin à tenter quelque chose dans lecas où il recevrait des nouvelles favorables ducolonel Graham. Depuis long-temps nous igno-rions les mouvements et la force de l’ennemi ;mais nos troupes étaient toujours animées de laplus vive ardeur, et continuaient à conserver le