DE LA PÉNINSULE. a3 7
pensa qu’il était possible de leg couper , et lordPaget se détermina à tout événement à l’essayer:en conséquence il se mit à la tête des dixième etquinzième de hussards ; et au milieu d’une nuittrès froide, la terre étant couverte de neige, ilpartit pour effectuer ce projet. Parvenu aux deuxtiers du cliemyx' il divisa sa troupe et ordonna augénéral Stade avec le dixième régiment de suivrele cours du Géa et d’entrer dans la ville par lecôté du fleuve, tandis quelui, suivi du quinzième,en approcherait par une route différente. Peud’instants après, lord Paget rencontra un déta-chement de l’ennemi ; il le chargea immédiate-ment ; et tous ceux qui le composaient, exceptéun seul homme, furent sabrés ou faits prison-niers: mais la fuite d’un seul, dans une circon-stance semblable, était aussi à craindre que cellede tous, car l’alarme était donnée ; et avant quele quinzième pût s’approcher de la ville, l’ennemiétait en état de le recevoir. Le jour commençaità paraître; et comme nos troupes avançaient,elles virent l’ennemi à quelque distance de laville, qui se rangeait en bataille sur un terrainqui paraissait être une plaine ouverte. Le quin-zième se mit en ligne en un instant, et les soldatssuivirent leur chef au grand trot dans l’intentionde charger ; mais quand ils furent à cinquantetoises de l’ennemi, ils virent qu’un large fossé les