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HISTOIRE DE LA GUERRE
séparait et que les Français s’étaient prévalus desinégalités du teri’ain que les Anglais n’avaientpu apercevoir, se trouvant trop éloignés. Ilsfurent obligés de s’arrêter ; mais comme un mo-ment après ils se mirent en mouvement, le régi-ment, manœuvrant sur sa gauche, trouva bien-tôt une place convenable pour tfajerser le fossé ;et, malgré les efforts de l’ennemi, il se rangea denouveau en ordre de bataille et fut prêt à char-ger cinq minutes avant que le clioc commen-çât. Comme de part et d’autre chacun essayaitd’atteindre le flanc de son ennemi, quelqueschangements de position eurent lieu; mais lacavalerie anglaise réussit dans ses projets, et, s’a-vançant sur l’ennemi au grand galop, elle lerenversa aussitôt. Plusieurs soldats furent tuéssur la place, un plus grand nombre fut démonté,et cent cinquante-sept furent faits prisonniers ,y compris deux lieutenants-colonels. Dans cetteaffaire la perte des Anglais se monta à quatrecents hommes, tandis que celle des Français futd’environ sept cents.
Cette brillante affaire eut lieu le 20, et le 21 lequartier-général de l’armée était établi à l'endroitmême où elle avait eu lieu. La gelée et la neigeayant été suivies par de fortes pluies, le temps de-vint alors extrêmement mauvais : les troupes, quidernièrement avaient fait des marches forcées,