DE LA PÉNINSULE. 2%
étaient dans un état d'épuisement extrême. Danscette situation, bien que sir John Moore fût con-vaincu qu’une heure qu’il perdait était gagnéepar l’ennemi, il se détermina à faire halte pen-dant un jour, et il l’employa à pourvoir son annéedes provisions dont elle avait besoin, et à la pré-parer à l’épreuve à laquelle elle allait être sou-mise.
Il reprit sa correspondance avec le marquisde I.T Romana. Ce dernier ne cherchait pas à ca-cher l’incapacité de son armée, mais toutefois ilconsentait à coopérer avec nous à attaquer Soultavec tous les soldats qu’il pourrait rassembler et.qui seraient en état de faire face à l’ennemi. Deplus, il envoyait de temps à autre les avis qu’ilpouvait avoir au moyen des espions et des pay-sans. D’abord il représentait que les Français necomptaient qu’environ dix mille hommes d’infan-terie et mille cavaliers, avec huit ou dix pièces decanon, et qu’il serait possible de les environner ett de les détruire avant qu’ils eussent été renforcés ;l mais ensuite il annonçait que les renforts étaient? arrivés, et qu’il y avait au moins dix-huit ou clix-neuf mille hommes en position sur le Carion. SirJohn Moore, qui était prévenu que le corps deSoult était si nombreux, ne fut pas déconcerté| par cette nouvelle; mais il ne négligea aucun) moyen d’obtenir de nouvelles informations ,et les