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Tome premier.
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HISTOIRE DE LA GUERREbrigade d’artillerie légère, prirent position sur lesommet de la colline. L’ennemi, voyant cettedisposition et présumant qu’il serait exposé aufeu meurtrier de notre artillerie s’il tentait deforcer les hauteurs, fit halte au pied des collinesde face et resta à-peu-près une demi-heure xlansl’inaction. Pendant ce temps la colonne ayantatteint la tête du pont, et le danger étant passé,les tirailleurs et l’artillerie reçurent l’ordre de seretirer avec toute la célérité possible. Ces troupesobéirent ponctuellement ; mais les Français quiles poursuivaient arrivèrent au bas du revers dela colline au moment où les dernières compagniespassaient la rivière. Nous nous préparâmes desuite à repousser cette attaque. Le vingt-huitièmerégiment et les tirailleurs se rangèrent en bataillepour défendre le pont, tandis que les vingtième,cinquante-deuxième, et quatre-vingt-onzième,commandés par sir John Moore en personne,prirent position avec l’artillerie légère sur lesommet d’une des collines de la gauche. L’enne-mi s’avança avec une hardiesse apparente 1 ; sa

1 Une hardiesse apparente! comment? L’armée anglaise, aban-donnant argent, canons, chevaux, etc., fuyait à tire d’ailes devantdes troupes inférieures en nombre qui n’avaient qu’une bravoureapparente ! et tout cela dans un pays où cinquante hommes peu-vent en arrêter mille ! Qu’était donc devenue cette supériorité indi-viduelle dont s’est si fréquemment targué l’auteur? Note du tra-ducteur.