DE LA PÉNINSULE. 269
Paget, se porta , tandis que le gros de l’arméepassa la nuit dans la ville.
Dans l’après - midi du 6 les colonnes fran-çaises parurent et se déployèrent sur les hau-teurs, comme on l’avait prévu. L’armée se mitimmédiatement sous les armes, et tout fut dis-posé , en cas d’attaque, pour manoeuvrer d’unemanière convenable ; mais aucune opération of-fensive n’eut lieu. Les deux lignes s’observèrentpendant quelques heures, comme si chacuned’elles eût attendu que l’autre commençât l’atta-que : la nuit étant venue, toute idée de combatfut abandonnée. Les avant-postes gardèrent leurspositions, et le reste de l’armée gagna ses can-tonnements. Le 7, au point du jour, l’ennemise montra disposé à nous attaquer ou à nousprovoquer à commencer le combat, et, quelquesinstants après, quatre pièces de canon furent di-rigées contre nous, et, bien qu’elles ne nousfissent pas beaucoup de mal, irritèrent nossoldats, quelles incommodaient; le feu de notreartillerie y répondit vivement et produisit untel effet que dans quelques minutes une piècefrançaise fut démontée, et les trois autres ces-sèrent de nous nuire. C’est à quoi se bornèrentles hostilités qui eurent lieu pendant la premièrepartie de cette journée; mais vers le coucher dusoleil de nombreuses colonnes défilèrent sur