Band 
Tome premier.
Seite
301
JPEG-Download
 

3oi

DE LA PÉNINSULE,que les troupes anglaises marchaient sur troiscolonnes, et quelles devaient se réunir à Leiria le24; que deux bataillons portugais étaient à Abran-tès, tandis que le maréchal Beresford rassemblaitle reste de leur armée àThomar : tels avaient étéles efforts constants de ce général, qu’il étaitdéjà parvenu à mettre sur pied quinze millehommes. Mais ce n’était pas seulement par leurnombre que les troupes portugaises faisaientespérer de se rendre redoutables. Sincèrementattachées aux officiers anglais qui les comman-daient, et ayant toute confiance en eux, elless’étaient appliquées avec tant d’ardeur à leuréducation militaire, que quelques unes étaientdéjà en état d’entrer en ligne, et il ne leur man-quait qu’un peu d’expérience et quelques Anglaisde plus dans leurs rangs pour les mettre au ni-veau des meilleurs soldats de l’Europe. Les ba-taillons qui lâchèrent pied si promptement àOporto 1 n’avaient aucun respect pour leurschefs, parcequ’il ne s’en trouvait aucun quiméritât leur considération : il n’en était pas

' La conduite des Portugais méritait plus de justice. Loin de sedébander, comme le dit l’auteur, ils combattirent avec le plusbrillant courage. Ceux entre autres qui défendaient la gauche deleur ligne se firent tous tuer dans les redoutes, où les Françaisentrèrent par les embrasures. L’attaque assurément fut irrésistible;mais ce n’était pas une raison pour flétrir la défense, qui futhéroïque.