3o3
DE LA PÉNINSULE.
leur tranquillité. On affirmait, d’une part, que laguerre d’Allemagne avait non seulement em-pêché Napoléon d’envoyer des renforts dans lapéninsule, mais quelle l’avait même contraintd’en retirer des troupes, et que ses généraux ainsiarrêtés dans leur carrière n’étaient plus en étatde terminer l’œuvre qu’ils avaient commencée.De l’autre, on attribuait leur inaction soit auxeffets de la bataille de Medelin, soit à la nouvelledes renforts que l’année anglaise avait reçus.Enfin on annonçait, par une troisième version,que les maréchaux français n’étaient pas d’ac-cord entre eux et que cette diversité d’opinionsles empêchait d’exécuter les plans qu’ils avaientformés. Bien que nous ne fussions guère en étatde découvrir la vérité, ce qui s’ensuivit fournitla preuve que ces suppositions n’étaient pas en-tièrement illusoire. Nous acquîmes la certitudeque les corps d’année ennemis étaient loin d’êtreau complet, et nous pouvions hardiment comp-ter sur trois ou quatre mois de repos. Dans cettehypothèse, nous devions peu douter de nossuccès ultérieurs, dont les résultats devaient êtreà tous événements de délivrer le Portugal, oud’en conserver la possession ; tandis qu’il n’était
■ Ils ne communiquaient pas ! Le maréchal Soult fut trois moissans nouvelles; et quand il se retira sur la Galice, il ignorait sielle était encore au pouvoir des Français.