320 HISTOIRE DE LA GUERR'Eancien que plusieurs lieutenants-généraux , ilcommandait l’avant-garde en sa qualité de feld-maréchal dans le Portugal. Du reste, pour cou-per court à toute difficulté, on statua que lesgrades assignés aux officiers anglais comman-dant les Portugais ne seraient valables que tantque les troupes anglaises et portugaises seraientsous les ordres du général actuel, et que, dans lecas où le commandement suprême viendrait àvaquer, l’officier du rang le plus élevé dans l’ar-m ée anglaise en prendrait possession. I fut deplus arrêté qu’aucun ancien officier anglais neserait placé sous les ordres de son cadet, quel quefût le grade dont celui-ci serait revêtu tempo-rairement; et c’est pour cela qu’on prit soinqu’aucun général d’un rang supérieur à Beres-ford ne fût employé dans son corps d’armée.Ces discussions étaient fort désagréables, quoi-que toute l’armée reconnût l’absolue nécessitéde placer des officiers anglais à la tête des alliés;mais elles ne furent pas les seules, il s’en élevad’autres relatives au mode de paiement à suivrepour solder les officiers attachés aux bataillonsportugais: et il n’y eut que la fermeté et le juge-ment sain du général en chef qui purent réglerles unes et les autres, et ramener la tranquillité.
A mesure que les troupes approchaient deCoïmbre, il devenait fort difficile de se procurer