3a8 HISTOIRE DE LA GUERREque la présence de l’ennemi en Portugal qui nousempêchât de coopérer avec eux à l’acte deleur affranchissement. Toutes ces raisons pré-cipitèrent l’exécution de nos mesures contreSoult; et notre armée se trouvant pourvue abon-damment de ce dont elle avait besoin, nous nedoutions plus de pouvoir réaliser en très peu dejours les premières parties de notre plan.
On est déjà prévenu que l’avant-garde, com-posée de deux brigades d’infanterie et de deuxbatteries de canons de trois et de six, se mit enmarche le 7, protégée par la division de cava-lerie du général Cotton. Dans là soirée du 8, ellearriva au village d’Andeja, où ayant appris qu’uncorps ennemi, composé de deux régiments decavalerie, avec de l’infanterie et de'l’artillerie,était cantonné dans Albergaria-Nova et les vil-lages voisins, elle forma le projet de le surprendre.A cet effet l’infanterie passa le Vouga à la nuittombante, tandis que le général Cotton partitavec sa cavalerie par un chemin détourné'qui con-duisait aux villages situés sur la droite. Pendantqu’il exécutait ce mouvement, le général Paget,à la tête de l’infanterie et de l’artillerie, se prépa-rait à franchir un passage très difficile, appelé lePas-du-Vouga. Après une halte de deux heuresafin de laisser à Cotton le temps nécessaire pourachever ses dispositions, il se remit en marche.