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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 3 a 7

en danger, maiscen’eûtété que pour un moment,parceque rien ne pouvait s’opposer à ce que toutel’armée n’arrivât sur le champ de bataille le 11; au plus tard. En un mot, notre plan paraissaitfort bien calculé pour les circonstances où nousnous trouvions, et il fut mis à exécution avec laplus grande vigueur.

J’ai déjà fait remarquer que les motifs qui en-gageaient sir Arthur Wellesley à amener Soultà combattre tiraient leur origine de la craintequ’il avait que ce dernier ne fît sa retraite sansêtre entamé. A ces motifs il s’en joignait un au-tre encore plus puissant : on faisait courir lebruit que dix mille hommes pris dans les armées

( d’Espagne avaient reçu l’ordre de renforcercelle de Portugal, qu’ils avaient quitté l’Aragon,et qu’on les attendait à Tudela le 16 au plus tard.j Bien que nous n’eussions point été informés de

| leur passage à Madrid ou à Burgos, il n’y avait

î guère moyen de douter de cette nouvelle ; et en| définitive il nous importait peu que ce fût Soultou Victor qui reçût une augmentation de forces.L’essentiel pour nous était de battre ces deuxgénéraux, ou tout au moins l’un d’eux, avantl’arrivée de ces renforts. La destruction de Soult. seule nous ouvrait une carrière brillante. Nous

(L

i venions de recevoir du colonel Doyle les rapports| les plus flatteurs sur les Espagnols, et il n’y avait