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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 333

cupant Grijon et Carvalhos, et le quartier-géné-ral s’établissant dans le couvent de Grijon, oùles généraux français Mermet, Thomières, De-laborde etFranceschi, qui nous avaient été op-posés dans la journée, avaient déjeuné le matinmême. On nous fit espérer que Soult lui-mêmepouvait bien être de ce côté du Douro. Il ne futpas moins satisfaisant pour nous d’apprendreque Hill avait débarqué à Ovar, ainsi que nousle desirions : il fut suivi par Cameron; et tousdeux se mirent de suite en communication avecnous.

Nous perdîmes beaucoup de monde dans lamatinée, et le nombre de nos blessés fut considé-rable ; mais nous devions nous y attendre, car laforce numérique de l'ennemi était bien supérieure àcelle de la seule division quifut engagée 1 . Il occu-pait aussi des positions fort avantageuses, et,malgré ce qu’on nous avait dit, les Français com-battirent comme des hommes qui ne sont pasdisposés à se laisser battre. Quoi qu’il en soit, lerésultat de cette affaire contribua beaucoup à

1 Voyons à quoi ces grandes forces se réduisoient. Le generalDelaborde n’avait pas passé le Douro ; le général Mermet s’étaitseul rendu sur la rive gauche du fleuve pour soutenir le généralFranceschi, qui commandait une brigade delà division Mermet :une partie de la division était restée sur la rive droite. Ainsi nosmasses ne pouvaient pas être bien considérables; et s’il y avait dis-proportion, elle n’était sûrement pas à notre avantage.