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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE,général Hill, qui, ayant continué sa route d’Ovarle long de la mer, nous atteignit à l’entrée de laville. Ainsi que nous nous y attendions, noustrouvâmes le pont détruit ; et nous remarquâmespareillement que Soult avait eu la précaution des’emparer des bateaux et des barques qui étaientsur la rivière.

Dans ces circonstances il n’était pas facile depréjuger comment le passage s’effectuerait, quoi-qu’on sentît la nécessité de l’effectuer promp-tement. Nous étions fort incertains sur le partique nous devions prendre, lorsque le colonelWaters, du service portugais, qui nous avait an-noncé la destruction du pont, reçut l’ordre dese porter en avant et de se procurer, n’importeà quel prix, des moyens de transport. En facedu couvent da Serra, à la distance d’un mille etdemi d’Oporto, la rivière suit une ligne courbe,et son cours est caché par un bois épais, c’est danscet endroit que Waters se rendit, et qu’il trouvasous des broussailles une petite embarcation, prèsde laquelle étaient le prieur du couvent et troisou quatre paysans. Ces derniers, soit à la sollici-tation du colonel, soit par les exhortations duprieur, consentirent à mettre à flot le bateau,et à se rendre avec cet officier de l’autre côtéde la rivière, où ils trouvèrent dans la vase qua-tre grandes barques dont ils s’emparèrent. Cette