336 HISTOIRE DE LA GUERREaction eut les meilleurs résultats, et réclama dela hardiesse, car de nombreuses patrouilles en-nemies allaient et venaient continuellement danscet endroit. Le général Paget, avec trois com-pagnies de Buffs, se précipita dans ces barques,traversa la rivière sans délai, et prit possessionde quelques maisons situées de l’autre côté del’eau, avant que l’ennemi se fût seulement doutéde ses intentions. Mais à peine fut-il débarqué,que les Français, revenant de leur stupeur, s’a-vancèrent pour le débusquer. Il s’engagea unviolent combat dans lequel nos troupes, malgréleur infériorité, tinrent bon jusqu’à ce que denouvelles compagnie vinssent les secourir, etéloigner d’elles toute crainte d’etre culbutées ’.
Pendant ce temps le reste de l’armée, qui étaitde l’autre côté, s’occupait à dresser des batteriessur la hauteur de San - Convento, dont le feuvif et soutenu fut dirigé sur les colonnes enne-mies. Le] général Murray, qui avait été envoyéavec sa division vers un bac qui se trouvait plushaut, fut assez heureux pour s’emparer de plu-sieurs embarcations qui le mirent à meme defaire passer la rivière à deux bataillons d’Alle-mancls et à deux bataillons du quatorzième, qui,se dirigeant sur la gauche de l’ennemi, le for-
« Tableau de fantaisie ! Ce n est point ainsi que se sont passéesles choses. L’auteur les dira mieux dans une autre édition.