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DE LA PÉNINSULE,et ils furent surpris cle voir qu’il n’avait pointencore été donné. Ces sentiments n’étaient pour-tant que passagers, ainsi que ceux qu’excita l’a-vancement jusqu’alors sans exemple de quelquesindividus. Nous avions d’autres objets d’inquié-tude. Les renforts qu’on nous promettait depuislong-temps n’arrivaient pas, et nos dépêches necontenaient aucun avis positif à ce sujet. Ceci étaitd’autant plus pénible que chaque jour on faisaitcourir de nouveaux bruits sur Victor : d’un côté,on disait qu’il avait quitté ses positions et qu’ilétait en pleine retraite sur la capitale; d’un autre,on affirmait qu’il se préparait à passer la Gua-diana dans le but d’attaquer Cuesta. Les nou-velles que nous recevions de ce dernier manifes-taient des craintes à ce sujet; mais nous étionscertains que Victor ne s’avancerait pas ou ne semettraitpas en mouvement avant que nous n’eus-sions commencé nos opérations, et qu’il effec-tuerait sa retraite aussitôt que nous approcherionsde Vera-cle-Placencia. Dans ce cas, nous ne de-vions pas nous attendre qu’une affaire sérieuseeût lieu jusqu’à ce que les gardes de Josephl’eussent rejoint de Madrid ; et alors, à Ségovieou dans son voisinage, nous devions supposerqu’une vive résistance nous serait offerte.
Nous reçûmes en même temps des nouvellesdu nord qui nous informaient de la jonction de