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DE LA PÉNINSULE. 3 7 3
plus que délicate à décider; mais nous sentionsque nos destinées ne pouvaient être confiées ende meilleures mains qu’en celles de notre général,et nous étions prêts à faire tout ce qu’il désirerait,persuadés que les circonstances où nous noustrouverions serviraient de base à sa conduite, etque tôt ou tard les résultats de sa déterminationseraient à l’avantage de nos armes.
Notre quartier-général, ainsi que je l’ai déjàdit, était à Castello-Branco le 3o juin. Nous nousy arrêtâmes peu de jours ; et entrant en Espagnepar Zarza-la-Major, nous arrivâmes à Coria le 5juillet. Nous y apprîmes l’arrivée à Lisbonne dugénéral Crawford avec sa brigade, et qu’il avaitquitté cette ville le 28 pour venir nous rejoindre.Quelques régiments expédiés d’Irlande et de noscolonies venaient aussi de débarquer, et on lesavait dirigés sur Belem pour y former un campjusqu’à ce qu’ils fussent en état d’entrer en ligne.On parlait beaucoup aussi des armées françaiseset espagnoles, de leur nombre et de leurs posi-tions ; et bien que nous n’eussions pas une con-fiance entière dans ces divers rapports, il ne serapas hors de propos que j’en fasse connaître ici lasubstance.
L’armée de Victor s’élevait à environ vingt-sept mille hommes; elle avait pris, ainsi que jel’ai déjà annoncé, ses positions à Talavera, et