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Tome premier.
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372 HISTOIRE DE LA GUERREnegas poursuivait vivement Sébastiani, et qu’ilpourrait ensuite opérer sa jonction avec Cuestapar l’autre côté du fleuve. On nous donnait en-core à entendre que plusieurs corps de troupess’avançaient du nord sur Salamanque et Valla-dolid, et que leurs avant-gardes avaient paru jus-qu a Lenares et San-Estevan, endroits aussi rap-prochés de Palencia que Castello-Branco. Ceci nefut pas un sujet de surprise pour nous ; car il étaitvisible que les derniers mouvements de Victor,en admettant qu’il fût décidé à risquer la bataillede ce côté de Madrid, étaient absolument néces-saires pour l’empêcher d etre tourné : mais lagrande question était de savoir s’il risquerait labataille et, dans l’affirmative, si nous l’accepte-rions. En supposant que tous les détachementsdont on nous avait annoncé le débarquementarriveraient de suite au camp, la totalité de nosforces devait s’élever à trente mille hommes.Cuesta se trouvait à la tête de trente-huit millehommes; mais, comme je l’ai déjà dit, la plu-part étant de nouvelles levées, il ny avait pasbeaucoup à compter sur elles. Le nombre desFrançais, d’après les données les plus exactes,s’élevait entre quarante-cinq et cinquante millehommes: était-il prudent, dans une situationsemblable à la nôtre, de faire dépendre d’unebataille le sort de la campagne? La question était