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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE,ensuite se mettre à table. IL resta avec nous jus-qn a minuit, et selon son usage constant il gardale plus profond silence pendant le repas, ne pre-nant aucunement part à la conversation, et pa-raissant n’y faire aucune attention. .Te fus telle-ment frappé de cette singularité que jem’informais’il en était toujours ainsi, ce qu’on m’affirma ; onme donna même des renseignements curieuxsur ce vieux général. Tout se faisait dans l’annéeen son nom et d’après ses ordres immédiats, caril gouvernait ses subordonnés en suivant un sys-tème de terreur silencieuse qui les tenait tousdans la crainte. Cuesta n’avait aucun talent, maisc’était un homme droit, brave, rempli d’honneuret de préjugés, poussant à un point extrême l’opi-niâtreté , et abhorrant personnellement les Fran-çais au-delà de toute expression. C’est à cause deces sentiments, et parce qu’on savait que rien nel’en ferait changer , que les Espagnols avaientmis dans Cuesta une confiance illimitée ; et ils lalui accordèrent avec d’autant plus de facilité qu’ilne manquait jamais de faire pendre tous les traî-tres qui lui tombaient dans les mains. Bien qu’ilne fût jamais victorieux, il était toujours empres-sé de se battre ; et quand le combat commençait,on était certain de le trouver par-tout où il y avaitle plus de danger. Toutefois sa bravoure étaitinutile dans les circonstances présentes, car ses