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Tome premier.
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38o HISTOIRE DE LA GUERRErins de Cadix et des débris de leurs grenadiers ,le tout n’était qu’un corps de paysans arméscomme des soldats, mais qui en ignoraient com-plètement les devoirs. Ces remarques pouvaients’appliquer aussi bien à la cavalerie qu’à l’infan-terie. Les chevaux étaient bons pour la plupart,mais les cavaliers ne connaissaient ni la disciplineni l’équitation ; et sous ces rapports, ainsi quesous celui de leur misérable équipement, ilsétaient incapables d’ètre utilisés pour un servicegénéral. Leur nombreuse artillerie ne ressem-blait nullement à celle des autres armées, quantà l’ordre et à l’arrangement ; et les généraux pa-raissaient avoir été choisis d’après les règles del’ancienneté. C’étaient presque tous des vieillards,et, à l’exception d’O’ Donaghoe et de Largas, ilsétaient tous incapables de supporter les fatiguesde la guerre, et de surmonter les difficultésd’une campagne pénible. Il n’en était pas ainsides colonels et des chefs de bataillons, qui étaientjeunes et actifs, et qui faisaient présager qu’ilsdeviendraient d’habiles officiers.

Nous passâmes cette revue à Casa-del-Puertos,où le quartier-général espagnol était établi dansune misérable chaumière. Lorsqu’elle fut finie,je me rendis avec quelques officiers au quartier-général, où Cuesta, qui paraissait accablé de fa-tigue, fut se reposer jusqu’à onze heures, et vint