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Tome premier.
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388 HISTOIRE DE LA GUERRE

marqué, jusqu'au moment où nos troupes semontrèrent sur la droite. Alors l’ennemi se retiraavec précipitation , abandonnant Talavera et lechamp de bataille, pour reprendre ses premièrespositions de l’autre côté de la rivière. Après avoirperdu quelques hommes dans les faubourgs decette ville, il fut poursuivi par la cavalerie et l’ar-tillerie espagnoles, la cavalerie ayant laissé échap-per les occasions qui se présentèrent successive-ment de charger l’ennemi avec avantage. Danscettejournée, les troupes espagnoles évitèrent soi-gneusement cl’en venir ouvertement aux mainsavec les Français, tandis que tout les y invitait; etcette conduite nous parut tellement extraordi-naire que c’est de cette époque que date la mé*fiance que nous conçûmes envers eux, sentimentpénible dont nous n’avons jamais pu entière-ment nous défendre, et qui a duré jusqu’à la finde la guerre.

Le 23 l’ennemi occupait des positions derrièrel’Alberche. Rien n’aurait pu l’en déloger si cetterivière avait été impraticable; mais comme elleprésentait plusieurs gués par lesquels on pouvaitfacilement menacer la droite et le centre de laligne française, il nous semblait singulier queVictor, qui n’avait avec lui que vingt millehommes, s’obstinât à y rester. Il est inutile d’a-jouter que sir Arthur Wellesley était impatient