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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 38 7

Moral, avec la portion de son armée qui setaitmise en mouvement du pont d’Almaraz. Lesdifférents corps ayant pris leurs positions res-pectives, on résolut le 22 de chasser sur la rivegauche de l’Alberche les divisions ennemies quioccupaient Talavera. Afin de nous assurer de l’op-position que les Français nous présenteraient,nous fîmes pousser des reconnaissances dans ladirection de la ville, et elles nous rapportèrentque cette place était pleine de troupes, princi-palement de cavalerie dont on portait le nombreà quinze cents hommes. Mais il était essentiel,pour nos opérations futures, de nous rendremaîtres de ce point ; et c’est dans ce but que noscolonnes s’ébranlèrent le 22.

Les Espagnols tinrent la grande route vers Ta-lavera, et les Anglais se dirigèrent sur la gauchede l’ennemi par une route parallèle qui, tracéedans les montagnes, mène à San-Roman. Dès queles Espagnols avancèrent, la cavalerie françaisese rangea en bataille sur le front de la ville, ma-nœuvre qui non seulement arrêta nos alliés,mais qui encore les porta, sans que cela fût pour-tant nécessaire, à se déployer maladroitement.Au lieu donc de chasser l’ennemi, ce qu’ils au-raient pu facilement faire à cause de leur nom-breuse cavalerie, ils commencèrent une vivecanonnade qui dura, sans produire aucun effet