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Tome premier.
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DE LA PÉNINSULE. 3gi

détour à faire pour arriver à leur destination. Adeux heures du matin elles étaient sous les armes,et elles atteignirent sans obstacle les rives de l’Al-berche, où étant parvenues, elles eurent la pé-nible conviction que l’ennemi avait pris la fuite.Il ne restait aucun vestige de lui ni de ses bagages,et les barraqucs désertes marquaient seules laplace qu’il avait occupée.

Il était naturel, vu l’esprit dont nous étionsanimés, que nous éprouvassions une violentecontrariété et que nous cherchassions à con-naître les motifs qui avaient porté Victor à aban-donner ses positions. On supposait d’abord que,n’ayant pas reçu les renforts qu’il attendait, il setrouvait trop faible pour hasarder la bataille, etensuite qu’il avait reçu l’ordre positif de se retirervers la capitale, et de se concentrer dans les en-virons. Quant à moi, il me parut évident que lesFrançais n’avaient pas la moindre idée de com-battre , pourvu toutefois qu’ils pussent se retirersans danger et en même temps sauver les fruitsde leur pillage. Ils avaient conservé leurs positionssur l’Alberche pendant la journée du a3, afind’avoir le temps nécessaire pour transporter leursbagages, et parcequ’ils jugeaient que toute notrearmée n’était pas encore réunie. Après avoir ac-compli leurs desseins, ils se retirèrent à la pre-mière occasion qui se présenta, et dès qu’ils