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Tome premier.
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392 HISTOIRE DE LA GUERREvirent que nous étions en état de les attaquer. Amoins de les poursuivre vivement, il me parais-sait alors démontré que nous ne pourrions pasles amener à combattre; tandis qu’en les suivantpied-à-pied nous les eussions forcés à courir leschances d’une bataille.

Toutefois sir Arthur Wellesley se résolut à nerien changer à la détermination qu’il avait prisetant que Cuesta persisterait dans son système detemporisation et d’insouciance. Personne dansl’armée ne blâmait cette résolution puisée dansles principes d’une saine politique ; mais on nepouvait s’empêcher d’éprouver un sentimentpénible en voyant nos opérations brillantes in-terrompues , et en songeant aux graves consé-quences qui en résulteraient, à cause de la folleopiniâtreté d’un vieillard méchant et têtu. Il pa-raissait donc à-peu-près certain que nous reste-rions en place ; mais il n’était pas improbable queles Espagnols se missent en tête de poursuivrel’ennemi, et que celui-ci, au moment où ils s’yattendraient le moins, ne tombât sur eux et neles détruisît sans que nous pussions venir à leursecours, Ces considérations nous affectaient sen-siblement , et portaient plusieurs d’entre nous àse demander pourquoi nous n’avancerions pas àtout événement. Si nos provisions étaient rares ,il valait bien mieux réduire la ration du soldat que