DE LA PÉNINSULE. 3 9 3
de manquer l’occasion favorable qui s’offrait depoursuivre l’ennemi. Quelques journées de mar-che suffisaient pour le chasser au-delà de la capi-tale, descléfdés et des montagnes, et on n’exigeaitrien de plus de nous pour le présent. Nous nousserions alors trouvés dans un pays où, en dépitde Cuesta, nous aurions pu nous raainteniravec avantage. Dans tous les cas, autant valaitn’avoir rien fait que de nous arrêter dans lescirconstances actuelles. Quoi qu’il en soit notregénéral avait pris son parti, et il l’avait sansdoute basé sur des motifs satisfaisants ; de ma-nière qu’il ne restait plus à ses soldats eue de sesoumettre implicitement à ses volontés. En outreil pouvait en résulter un bien prévu pir tous ;c’était d’amener Cuesta , par notre inaction , àfaire ses efforts pour nous procurer ce dontnous avions besoin, au lieu de se priver de notrecoopération.
Dans la matinée du 24 je reçus l’ordre de meporter avec deux escadrons sur le front de la co-lonne de Cuesta, jusqu a Saint-Olala.Jdans cetteville nous eûmes une affaire assez vive avecl’arrière-garde ennemie, au moment où elle laquittait, et j’appris que l’armée française se re-tirait à Torrejos par la route de Tolède. En pre-nant cette direction elle pouvait aisément dou-bler Madrid ou se retirer sur Organda par