PROPYLÉES D’ÉLEUSIS.
laire. La tête est mutilée, mais on y distingue encore le pileus ou bonnet-touffe ( tuftedcap ), que les prêtres étaient dans l’usage de porter ; sur le pan de l’étole, est représentéun triton à double queue.
Planche II.
Façade latérale de /’édifice restaurée.
Cette élévation fait voir la manière de couvrir le toit avec des tuiles en marbre, fixéessur la charpente en bois; les morceaux droits ou antéfixes arrondis par le haut et placessur les bords du toit, terminaient les rangées des harmi ou tuiles de recouvrement quialternaient avec les tuiles plates ; l’ornement sur ces antéfixes était peint. Les moulures deschapiteaux et des bases des antes étaient continuées sous l’architrave et au bas des mursextérieurs des façades latérales. L’assise en marbre qui portait le profil de la base, avait a-peu-près 3 pieds 9 pouces de hauteur. Les assises au-dessus étaient de beaucoup moins hautes (I) .
La hauteur du mur du péribole, que l’on voit en coupe, est donnée par conjecture, demême que le chaperon qui le couronne et pour lequel il n’existe aucune autorité.
Planche III.
Chapiteau et entablement de l’ordre extérieur.
Les antéfixes, ou tuiles de recouvrement du bord du toit, étaient terminés par desparties droites, d’abord arrondies dans le haut, et ensuite dentelées ou festonnées. L’orne-ment , qui y était primitivement peint, est presque entièrement effacé (2) . La rangée inférieuredes tuiles plates était formée de morceaux de marbre doubles en longueur des tuiles platesdes rangées supérieures; les joints tombaient au droit du milieu de chaque triglyphe.
A. Coupe sur la partie inférieure du fût, à travers le milieu d’une des cannelures; on y
voit le renfoncement dans lequel la colonne était placée.
(1) L’usage de faire l’assise inferieure plus haute que paraître concluants pour l’emploi de l’auxiliaire de la
les assises supérieures, se voit dans la plupart des mo- peinture dans les monuments en marbre; mais, à partnuments de la Grèce et de la Sicile . Les compartiments les fragments d’architecture peinte en cette matière, queou tables saillantes, disposés en hauteur au bas des nous avons recueillis en Sicile , les temples de Mi-
murs de la plupart des temples de Pompeia, de Rome ,et du reste de l’Italie , offrent l’application tradition-nelle de ce système de construction. (H.)
nerve à Athènes et de Némésis à Rhamnus, sur lesfaçades desquels on a pu constater l’existence d’orne-ments coloriés, sont décisifs à cet égard. D’ailleurs,
(2) Les ornements peints sur les antéfixes prouvent les antéfixes des propylées d’Eleusis étant en marbre et
l’emploi des couleurs sur une partie extérieure des pro- peints , le fait de la peinture sur le marbre s’y trouve
pylées d’Eleusis , et autorisent à supposer que d’autres naturellement confirmé. Nous ne faisons donc qu’adap-
parties à 1 extérieur de cet édifice étaient également or- tpr 1 p« lol< dp Vhrmmo-pnpitp :i ppt pdîfipp pn snnnnçnnf,
nées de peintures ; en renvoyant, pour ce sujet, à l’extraitde notre travail sur l’architecture polychrome chez les
Grecs, inséré dans le tome II, p. 263, des Annales de quent son ensemble avait été rehaussé par l’applicationcorrespondance archéologique , nous rappellerons que des couleurs. En effet, sans cette application, les édi-les planches 17 , 24, 4°, 4 1 et 47 > I de XArchitecture fices construits en matériaux les plus ordinaires, maisant. de la Sicile , offrent des exemples de l’application couverts de stucs éclatants avec des tons brillants et va-des couleurs sur presque toutes les parties dont se com- riés, auraient offert à l’œil une plus grande magnificence
pose un temple antique. Il est vrai que ces exemples que d’autres édifices construits en matériaux plus pré-proviennent d’édifices en pierres couvertes de stucs cieux, mais d’un seul ton. (H.)peints, et que, sous ce rapport, ils pourraient ne pas
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