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Les antiquités inédites de l'Attique, contenant les restes d'architecture d'Éleusis, de Rhamnus, de Sunium et de Thoricus / par la Société des Dilettanti ; traduit de l'anglais, augmenté de notes et de plusieurs dessins, par J.J. Hittorff ; la gravure des planches a été exécutée de E. Olivier
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CHAPITRE VIII.

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Il na été trouvé aucun fragment de lentablement au-dessus de larchitrave; niais enfouillant tout à lentour et en dedans, sur faire de 1 édifice, on a découvert plusieurs frag-ments de moulures qui avaient été brisées, et quon avait ensuite enfouis dans la vue deravir à des voyageurs moins investigateurs les détails qui pouvaient les aider à restaurercomplètement lédifice. La fraîcheur des cassures montrait que cet indigne outrage avaitété commis à une époque peu éloignée. La corniche de lédifice a probablement subi lememe sort, et se retrouverait peut-être dans de plus grandes fouilles. Les murs du péribolequi entourait le temple étaient extérieurement revêtus de marbre blanc, et la surface du solcompris dans leur circuit était couverte dune pierre tendre, de même nature que celle dontles fondations des propylées sont construites. Elle peut avoir été extraite dans le voisinagedu temple, le long du bord de léminence sur laquelle il est élevé et en descendant vers lerivage.

Planche 1.

Fig. i. Plan des propylées.

A. Ligne de la fondation en pierre au-dessous des marches de la façade du nord.

B. Murs du péribole.

C. C. Bancs en marbre élevés le long de lintérieur du portique ; celui du côté de lest

sest conservé en entier; il a quatorze pieds neuf pouces de longueur (I> .

Fig. ii. Élévation de la façade, côté du sud (2) .

Les colonnes diminuaient en lignes parfaitement droites à partir du sol jusquen haut. Lesmétopes au-dessus de lespacement du milieu sont remarquablement moins larges que lesautres. Ce moyen paraît avoir été employé afin de resserrer dans de certaines limites cetentre-colonnement qui comprend deux triglyphes et trois métopes, et de rendre par consé-quent moins apparente linégalité qui existe entre cet espacement et les autres.

Planche II.

Fig. i et il. L!ordre en grand.

Les colonnes ont vingt cannelures, séparées chacune par un étroit listel (3) .

(i) Nous pensons que les lignes a.a sont lindicationdun mur transversal, supposé par les artistes de la mis-sion avoir été élevé dans cet endroit ; et quoique letexte nen fasse pas mention , il est hors de doute quunmur avec des portes susceptibles doffrir une clôturenécessaire, devait exister aux propylées de Sunium ,comme il existait aux propylées dEleusis et dAthènes .Il est probable que ce mur se trouve placé il est in-diqué, cest-à-dire, à lendroit se terminaient les bancsencore existants. (Voyez la restauration, ch. i, pl. vu.)Il nest pas dit non plus , dans le texte, si la marchesous le portique que lon voit dans lélévation, fîg. u,se trouve sur une des lignes a.a, ou sur la ligne b, éga-lement tracée dans le plan original. Comme le plannoffre également aucune indication de lexistence de

colonnes intermédiaires entre les murs latéraux, etquaucun vestige de poutres et de caissons en pierreou en marbre na été découvert parmi les ruines, il estpermis den conclure quici la charpente de l'édificeétait en bois. (H.)

( 2 ) La frise, la corniche et le fronton sont restauréspar conjecture. (H.)

(3) Les cannelures des temples de Cérès, de Némésis et de Thémis , précédemment décrits , sont aussi sépa-rées par détroits listels; mais ces listels, qui seraientimperceptibles à la moindre distance, ne peuventêtre àutre chose, dans les colonnes en marbre, que lerésultat de la corrosion de la matière ou de linachè-vement de lédifice; et dans les colonnes en pierre, quelon sait avoir toutes été revêtues de stucs, que le des-