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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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DR I/ÉDITEUR

rachetés en quelque sorte par des notesil a rapproché des maximes de son auteurcelles quil avoit trouvées en conformité avecelles dans les écrits de Tacite, Saliuste, Plu-tarque, etc.

La traduction de Guiraudet manque decette compensation ; et I on y voit encoremoins que dans lautre cette expression en-tière de tout ce que le texte renferme. Sou-vent le traducteur a dénaturé et alfoihli cequi se trouve marqué au coin de la probitéet de la morale dans les sentimens de lau-teur (i). 11 est vrai que cette traduction est

chc egli ïi ha acquislata. Ainelot sest contenté de dire : « Aussitôtquun étranger puissant entre dans une province , tous ceux de laprovince, qui sont moins puissans, sunissent volontiers avec lui parun motif de haine contre celui qui éloit plus puissant queux » ; et le.^este de la phrase est supprimé par le traducteur.

Le second reproche na besoin , pour être justifié, que de ces mots.

« Jules, avec son humeur féroce et impétueuse », par lesquels Amelotajoute une épithète odieuse au texte, ainsi conçu : Giulio con la suamassa impetuosa. On le voit dailleurs traduire, dans tous les cas, lemot spegnere, par exterminer , assassiner , lorsque souvent il ne signifie.que jaire disparoi/re , éteindre , disperser.

(i) Dès le commencement du fameux chapitre XVIII, qui traite de.de la mauvaise foi, la traduction Guiraudet écarte presquentièrementla précaution de probité avec laquelle Machiavel étoit entré en ma-tière. Il avoit débuté par dire avec une exclamation denthousiasmepour la bonne foi et la vertu : Quanto sia laadabUi. in un Principe