DR I/ÉDITEUR
rachetés en quelque sorte par des notes oùil a rapproché des maximes de son auteurcelles qu’il avoit trouvées en conformité avecelles dans les écrits de Tacite, Saliuste, Plu-tarque, etc.
La traduction de Guiraudet manque decette compensation ; et I on y voit encoremoins que dans l’autre cette expression en-tière de tout ce que le texte renferme. Sou-vent le traducteur a dénaturé et alfoihli cequi se trouve marqué au coin de la probitéet de la morale dans les sentimens de l’au-teur (i). 11 est vrai que cette traduction est
chc egli ïi ha acquislata. Ainelot s’est contenté de dire : « Aussitôtqu’un étranger puissant entre dans une province , tous ceux de laprovince, qui sont moins puissans, s’unissent volontiers avec lui parun motif de haine contre celui qui éloit plus puissant qu’eux » ; et le.^•este de la phrase est supprimé par le traducteur.
Le second reproche n’a besoin , pour être justifié, que de ces mots.
« Jules, avec son humeur féroce et impétueuse », par lesquels Amelotajoute une épithète odieuse au texte, ainsi conçu : Giulio con la suamassa impetuosa. On le voit d’ailleurs traduire, dans tous les cas, lemot spegnere, par exterminer , assassiner , lorsque souvent il ne signifie.que jaire disparoi/re , éteindre , disperser.
(i) Dès le commencement du fameux chapitre XVIII, qui traite de.de la mauvaise foi, la traduction Guiraudet écarte presqu’entièrementla précaution de probité avec laquelle Machiavel étoit entré en ma-tière. Il avoit débuté par dire avec une exclamation d’enthousiasmepour la bonne foi et la vertu : Quanto sia laadabUi. in un Principe