BCONAPARTE.
MACHIAVEL.
lions, les mœurs n’y étantpas différentes de celles dupeuple auquel on les réunit,ils demeurent tranquilles ,comme ont fait la Bourgogne,la Bretagne, la Gascogne etla Normandie, qui sont de-puis long-temps réunies à laFrance (i). Quoiqu’il y ait,entre elles , quelque diffé-rence de langage, les mœursnéanmoins s’y ressemblent,et ces différentes provincespeuvent facilement vivre debon accord.
Pour celui qui fait de sem-blables acquisitions, s’il veutles conserver, il faut deuxchoses : l’une qu’e le sang duprince qui possédait ces États,s’éteigne (2); l’autre ffue leprince qui est nouveau poureux , n altère point leurs loiset n’y augmente pas les im-pôts (5): par là, en très-peude temps, ces nouveaux Étatsdeviendront un seul corpsavec son État ancien ( 4 ).
^îaisquand ou acqtiiert desBtâts dans ùh piays qui dif-fère dè langage-, 'd‘e tnoeifrs
( 1 ) La Belgique qui ne l’estque depuis peu , eu fournir,grâce a moi, un assez bel exem-ple. R. C.
(2) On l'aidera. G.
(3) Niaiserie de Machiavel.Pouvait-il connaître aussi bienque moi , tout l’empire de laforce? Je lui donnerai bientôtune leçon contraire dans sonpays meme , en Toscane ,ainsi qu’en Piémont, à Parme,Rome, etc. R. I.
(4) J’obtiendrai le même ré-sultat sans ces précautions deta fttibkft-e. R.I.