BUO N APARTE.
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au pouvoir spirituel qui luidonnaitdéjàtantd’autorité(i).
Cette première faute leforça d’en faire d’autres ; en-sorte que , pour mettre unterme à l’ambition d’Alexan-dre, et l’empêcher de se ren-dre maître de la Toscane, leRoi fut oblieé de revenir en
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Italie.
Il ne lui suffit pas d’avoiragrandi le domaine du Pape,et d’avoir écarté ses propresamis ; ledésir d’avoir le royau-me de Naples le lui fit par-tager avecle roid’Espagne( 2 ).Ainsi, lorsqu’il était le pre-mier arbitre de l'Italie , il s’ydonna un associé auquel ceuxqui se trouvaient mécon-tents de lui devaient natu-rellement recourir ; et lors-qu’il pouvait laisser dans ceroyaume un roi qui n’étaitplus que son pensionnaire (3),il l’en écarta pour y mettreun roi capable de l’en chasserlui-même (4).
C’est à la vérité une choseordinaire et très - naturelleque désirer d’acquérir ; et les
(1) Il faut absolument quej’émousse les deux tranchantsde son glaive. Louis XII n’étaitqu’un idiot. G.
(a) Je l'aurai aussi mais lepartage que j’en ferai ne m'enôtera pas la suprématie : monbon Joseph 11e me la disputerajamais. R. I.
( 3 ) Comme le sera celui quej’y mettrai. R. I.
( 4 ) Forcé d'en retirer monJoseph , je ne suis pas sanscraintes sur le successeur que jelui donne. R. I.
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