M A C H I A V E !..
BUON AP ARTE.
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d'entre eux i). Cela lui futfacile , parcequ’il se trouvaitdans cette conjoncture (a) oùles V énitieus mus par des rai-sons particulières , s’étaientdécidés à faire revenir lesFrançais eu Italie. Non seu-lement il ne s’y opposa point,mais il facilita même cette ma-noeuvre, en se montrant favo-rable à Louis XII par la sen-tence de la dissolution deson mariage avec Jeanne deFrance (3). Ce roi vint doncen Italie avec l’aide des Véni-tiens (4), et le consentementd’Alexandre. 11 ne fut pasplutôt à Milan que le Papeobtînt de lui des troupes pourl’entreprise qu’il avait pré-méditée sur la Romagne; etla Romagne lu fut cédée, àcause de la réputation du Roi.
Le Duc ayant enfin acquispar là cette province , et mê-me eucorebattu lesColonnes,voulait la conserver et allerplus avant; mais il était con-trarié par deux obstacles.L’unse trouvaitdans les armées desLrsins dont il s’était servi,
(i) Leur partie ! c’evt troppeu pour moi. R. I.
(a) J’en ai su faire naîtred’antres , plus dignes de moi,de mon siècle, et plus à maconvenance. R. I.
(3) L'épreuve que j’ai déjàfaite . en cédant le duché d’Ur-Lin, pour avoir la signature duConcordat , me prouve qu’àRome , comme ailleurs , au-jourd’hui comme alors , unemain lave l’autre ; et cela pro-met... R. C.
(4) Les Génois m’ont ou-vert l’Italie dans le fol espoirque leur immenses rentes sur laFrance seraient payées sans ré-duction : (juid non cogit aurisacra James. Ils auront dumoins toujours ma bienveillan-ce , préférablement aux autresItaliens. R. C.