BUOIX APARTE. 6l
MACHIAVEL.
mais de la fidélité desquellesil se défiait ; l’autre consistaitclans l’opposition qu’y pou-vait faire la France. 11 crai-gnait d’une part, que les ar-mes des Ursius ne lui man-quassent , et que non-seule-ment elles ne l’empêchassentde conquérir,mais qu’elles nelui enlevassent ce qu’il avaitacquis ; tandis que d’autrepart,il appréhendait que leroide Fiance ne lit à son égardcomme leslJrsins (i). Sa dé-fianceàl’égardde ceux-ci étaitfondée sur ce qu’après avoirpris Faënza, lorsqu’il assaillitBologne, il les ayait vu agiravec froideur. Quant au Roi,il comprit ce qu’il pouvait encraindre, îorsqu’après avoirpris le duché d’Urbin , il at-taqua la Toscane, parce quele Roi le fit désister de cetteentreprise. En cette situation,le Duc résolut de ne plus dé-pendre de la fortune, et desarmes d’autrui ( 2 ). Pour cetefiet, il commença par alfai-Bfir dans Rome même, leslâchons des Ursins et desColonnes, en gagnant tous
( 1 ) Il m’en a coûté cLer den’avoir pas eu la même dé-fiance à l’égard de mes proté-gés et de mes alliés d’Allc-,magne. E.
(2) Que n’ai-je pu faire au-trement ! E.