BÜON AP ARTE.
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ceux des nobles qui leur é-taientattachés ( 1 ). Il les (Usesgentils-hommes , les honorapardegrandes charges, et leurconfia, suivant leurs qua-lités individuelles, des gou-vernements,ou des comman-dements : de façon qu’en peude mois , l’esprit de la factionà laquelle ils tenaient, s’étei-gnit en eux, et leur affectionse tourna toute entière versle Duc ( 2 ). Après cela, il épiai’occasion de détruire les Ur-sins (3). Déjà il avait disper-sé les partisans de la maisonColonne qui lui devint favo-rable ; et il la traita mieux (4).Les Ursins s’étant apperçustrop tard que la grandeur duDuc et celle du Pape commesouverain, entraînaient leurruine,convoquèrentune dièteàMagionedans lepaysdePé-rouse. 11 eu résulta contre leDuc la rébellion d’Urbin, lestumultes de la Romagne , etdes dangers infinis pour lui(5)jmais il surmonta toutes cesdfficultés avec l’aide desFran-çais (6). Quand il eut reprisde la considération, ne se
( 1 ) Mes Colonnes sont lesroyalistes ; mes Ursins sont lesjacobins ; et mes nobles serontles chefs des uns et des autres.
G.
( 2 ) J’avais déjà commencétout cela en partie,même avautd’arriver au consulat, où je mesuis bien trouvé d’avoir aus-sitôt completté ces importantesopérations. R. I.
(3) Je l’ai trouvée dans lesénatus-consulte de la machineinfernale de nivôse, et dansmon complot d’Aréna et deTopino, à l’Opéra. R. C.
(4) Ces deux choses ne pu-rent être perfectionnées à lamême époque ; mais elles Vontété depuis lors. R. I.
(5) J’en ai vu de pareils.
Piehegru, Mallet. J’en ai triom-phé, sans avoir besoin des étran-gers. R. I.
(6) Je l’ai fait, sans avoirbesoin de personne. R- U