MACHIAVEL.
BUON APARTE.
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lui-ci , comme je l’ai dit ,surprit les Ursins et les Vi-telli. Oliverot y ayanP étélui - même saisi dans cetteoccasion , un an après sonparricide (x) , y fut étrangléavec Vitellozzo qui avait étéson maître de valeur et descélératesse (2).
On pourrait demanderpourquoi Agathocle et quel-qu’autre du même genre ,put, après tantde trahisons, etd’innombrables cruautés (a / ,vivre long-temps en sûretédans sa patrie , et se défen-dre des ennemis extérieurs,sans faire des actes cruels ;comme encore pourquoi sesconcitoyens ne conspirèrentjamais contre lui ; landisquebeaucoup d autres , en em-ployant la cruauté , n’ont ja-mais pu se maintenir dans
(r) Par ce nrot d'improba-tion , Machiavel a l'air de luien faire un crime. Le pauvrehomme ! R. C.
(2) Les bonnes gens dirontqu’Oliverot le méritait Lieu, etque Borgia avait été l’instru-ment d’une punir ion juste. J’ensuis pourtant fâché pour Oli-verot; cela ne serait pas d’unbon augure pour moi , s’il yavait dans le inonde un autreCésar Borgia que moi - même.R. I.
(a) Ce mot cruauté , par lequel est ici représenté celui decrudeltà qu on lu dans le texte , se prend généralement en italien ,pour toul acte de sévérité et de rigueur , même juste, qui fait subirdes supplices cruels , bien même que la mort n’en doive pas être lerésultat; et, à plus forte raison, des supplices, dont le but immédiatest d’arracher la vie.