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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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MACHIAVEL.

BUON APARTE.

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lui-ci , comme je lai dit ,surprit les Ursins et les Vi-telli. Oliverot y ayanP étélui - même saisi dans cetteoccasion , un an après sonparricide (x) , y fut étrangléavec Vitellozzo qui avait étéson maître de valeur et descélératesse (2).

On pourrait demanderpourquoi Agathocle et quel-quautre du même genre ,put, après tantde trahisons, etdinnombrables cruautés (a / ,vivre long-temps en sûretédans sa patrie , et se défen-dre des ennemis extérieurs,sans faire des actes cruels ;comme encore pourquoi sesconcitoyens ne conspirèrentjamais contre lui ; landisquebeaucoup d autres , en em-ployant la cruauté , nont ja-mais pu se maintenir dans

(r) Par ce nrot d'improba-tion , Machiavel a l'air de luien faire un crime. Le pauvrehomme ! R. C.

(2) Les bonnes gens dirontquOliverot le méritait Lieu, etque Borgia avait été linstru-ment dune punir ion juste. Jensuis pourtant fâché pour Oli-verot; cela ne serait pas dunbon augure pour moi , sil yavait dans le inonde un autreCésar Borgia que moi - même.R. I.

(a) Ce mot cruauté , par lequel est ici représenté celui decrudeltà qu on lu dans le texte , se prend généralement en italien ,pour toul acte de sévérité et de rigueur , même juste, qui fait subirdes supplices cruels , bien même que la mort nen doive pas être lerésultat; et, à plus forte raison, des supplices, dont le but immédiatest darracher la vie.