BPOJf APARTE.
Ç)0 MACHIAVEL.
de même à l’égard d’un seul,qu iud il voit qu’il ne peutrésister aux grands. Il le faitprince , afin d’être protégépar sou autorité (i).
Celui qui arrive à la sou-veraineté avec l’aide desgrands , se maintient avecplus de difficulté que celuiqui y parvient avec l’aide dupeuple ( 2 ), parce qu’étantprince, il se trouve envi-ronné de beaucoup de gensqui croyent être son égal (3 :etqu’il ne peut leur comman-der,ni ies manier à songré(u).
Mais celui qui arrive à la sou-veraineté par la faveur popu-laire (4), se trouve seul dans
( i ) Nous le ferons travailleren ce sens , afin que, par unmotif tout opposé , il tende aumême but que les directoriaux.
G.
(a) Je me donnerai l’air den’y être parvenuque par lui, etpour lui. G.
(3) Ils m’ont toujours cruel-lement embarrassé. E.
(4) Que n’ai-je pu réussir àfaire croire que j’élais dans cecas-la. Je m’arrangerai pour leparaître mieux à mon retour.
E.
l’exil , et le firent leur prince » ( Machiavel, chap. id di'
Liv. i des Discours sur la première décade ).
(a) Cela força Cléarque de les exterminer tons, pour se dé-livrer de leur insolence , et contenter en partie le peuple d’Hera-clée , en le vengeant de ceux qui lui avaient fait perdre sa liberté.Machiavel, au même endroit conclut que, « de quelque manièrequ’on soit devenu prince, l’on doit toujours chercher à gagner l’af-fection du peuple , parce que sans die on ne peut être en sûreté ,ei que plus le priuce est cruel envers la multitude ; plus il affaiblitton pouvoir».