B CONATARTE.
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ment d’en être abandonné ,mais encore d’être attaqué etrenversé par eux , parce queces hommes, ayant plus deprévoyance et plus d’astuce,ménagent le temps peur setirer d’affaire et cherchentdes dignités auprès de celuiqu ils espèrent voir régnerà sa place (1).
De plus, le prince est dansla nécessité de vivre toujoursavec ce même peuple ; maisil peut bien agir sans les mê-mes grands , puisqu’il peuten faire d’autres et les défairechaque jour ; comme encore,leur donner du crédit, ouleur enlever celui qu’ils ont,quand cela lui convient (2).
Pour éclaircir davantagece qui les concerne , je disque les grands doivent êtrevus sous deux aspects prin-cipaux : ou ils se conduisentde manière à s’attacher entout à ta fortune, ou ils agis-sent de manière à s’en pas-ser. Ceux qui se lient à tafortune , s’ils ne sont pas ra-paces ^ij, doivent être ho-
( 1 ) Comment n’af - je pasprévu que ces ambitieux, tou-jours prompts a devancer le ventde la fortune , m’abandonne-raient , me livreraient mêmequand je serais dans l’adversité?Ils en feront autant pour moicontre lui, s’ils peuvent mevoir en belle attidude, sauf àrecommencer contre moi dansl’occasion, si je chancelle. Quen’ai-je pu me faire des grandsavec des hommes nouveaux ! E.
( 2 ) Cela ne m’est guères fa-cile , du moins autant que jevoudrais et devrais le faire ; je
l’ai tenté à l’égard de.et de
F. ils en ont été plus dan-
gereux. Le premier m’a livre ;le second dont j’ai besoin, estresté équivoque ; mais nous l’au-rons d’une manière ou de 1 au-tre. E.
(3) Je n’enai presque pointde ce genre. R. I.