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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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BUON APARTE.

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trompé dans son espoir,comme cela arriva dansRome , aux Gracques («) ; etdans Florence , à MessireGeorge Scali (/>).Mais si celuiqui se fonde sur le peuple enestlepriuce, sil peut lui com-mander, et quil soitliommedecoeur, ne seffraye point dansladversité ; sil ne manquepas dailleurs de faire les au-tresdispositions convenables,et quil entretienne par sesinstitutions et par son cou-rage , celui de la généralitédes citoyens ; il ne sera ja-mais trompé par le peuple,et il reconnaîtra que les fon-dements quil sest faits aveclui, sont bons (1).

Ces souverainetés ont cou-tume de péricliter quand on

(1) Il ne nta manqué detout cela que l'avantagé dê-tre aimé du peuple ; et cepen-dant.Maisse faire aimer dans

{a) Tiberius Gracchns fut asshilli et tué par le peuple, sur ceSeul mot de ScipionNasica : Qui salvum, vellent rempubi>cain ,se sequerentur : « Que ceux qui veulent sauver la république mssuivent » ; et Caïus, son frère, nécliappa pas au même sort. (VelfPaîerculus. Hist. 2 ).

(£) «Il fut décapité devant un peuple qui, naguères 1 admi-rait » , dit Machiavel, en ajoutant cette réflexion : « Laffection dupeuple se perd aussi facilement quelle sobtient». (Ilist. Flor.pv. 3 ).