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anciens , soit mixtes , sontles bonnes luis et les bonnesarmes; et parce que les loisne peuvent être bonnes oùil n’y a pas de bonnes armes,et que les lois ne peuvent pasêtre mauvaises où les-armessont bonnes , je parlerai desarmes , laissant de coté ce quiconcerne les lois (1).
Or les armes avec lesquel-les un prince défend sou état,sont, ou les siennes propres,ou des armes mercenaires ,ou des auxiliaires, ou désar-més mixtes.
Les mercenaires et lesauxiliaires sont inutiles etdangereuses (2). Si un princeétaye son état avec des trou-pes mercenaires, il ne serajamais ferme ni sûr, parcequ’elles sont désunies, am-bitieuses , sans discipline ,infidèles , fanfaronnes vis-à-vis des amis , et lâches con-tre les ennemis; qu’elles n’ontni crainte de Dieu , ni bonnefoi envers les hommes. Si,avec de telles troupes , on nesuccombe pas , ce 11’esi quelorsqu’il n’y a point encored’attaque. En temps de paix,
(1 ) Pourquoi donc ce vision-naire de Montesquieu a-t-il par-lé de Machiavel dans son cha-pitre des. Législateurs. ? If C
(a) Quand 011 n’a point letroupes à soi, oti que les mer-cenaires ou les auxiliaires sonten plus grand nombre quelles :c’est évident. G.