M A C H 1 A V E t>.
BCOXAPAlîTE. It3
elles te pillent ; et en tempsde guerre, elles te laissentdépouiller par les ennemis.
La cause de cela est qu el-les n’ont d’antre amour ,d’autre motif qui te les attacheque celui de lenr petite solde;et celte solde ne peut fairequ’elles soient résolues àmourir pour toi. Elles veulentbien être tes soldats tant quetu ne fais pas la guerre ; maissi la guerre survient, ellesfiiyent, ou veulent se retirer
(p. (i ) J’en excepte pourtant les
Suisses. E.
Je ne devrais pas avoir grandpeine a persuader ce que jeviens de dire , puisque laruine de l’Italie, en ce temps-ci ( au seizième siècle ) , nevient que de ce que, pen-dant plusieurs années , elles’est reposée sur des armesmercenaires («) , qui rem-
(n) On sait que la plupart des grands capitaines d’Italie , aux i5*etiG' siècle., étaient à la tête de troupes qu’its avaient levées àleurs frais, et avec lesquelles ils passaient a la s >1 le , tantôt d’unprince, et tantôt d’un autre. On les vit servir successivement lesdeux partis ennemis dans le courant de la même guerre; et'telsfurent Bartliélemi Coléott’, Jacques Sforîc, Piccininu, etc., etc.