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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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MACHIÀVEI,.

il est dans la nécessité dagircôntre sa foi, contre les ver-tus dhumanité, de charité,et mêmecontresa religion (1).Son esprit doit être disposéà se tourner selon que lesvents et les variations de lafortune lexigent de lui ; ét,comme je lai dit ci-dessus ,à ne pas séloigner du bientant quil le peut (a), mais àsavoir entrer dans le mal ,quand il y a nécessité ( a )Son grand soin doit être desobserver, pour que toutesles paroles qui sortent de sabouché soient empreintes descinq vertus ci - dessus indi-quées ; et pour que , en levoyant conme en lentendant,on le croy e entièrement pleinde bonté, de bonne foi, din-tégrité , dhumanité et de re-ligion ( 5 ). Parmi ces qualités,

BüOft APARTE. 1)7

(1) Supposé quil en ait une.R. C.

(2) Machiavel est sévère.

R. C.

( 3 ) Cest exiger beaucoupencore. La chose nest pas sifacile. On fait ce quon peut.

R. C.

(a) « Le prince , dit encore Montaigne , quand une urgente cir-constance , et quelque impétueux,et inopiné accident, du besoingde son estât, lui fait gauchir sa parole et sa foy , ou autrement lejete hors de son devoir ordinaire, doit attribuer cette nécessité àun coup de la verge divine... Il le fallait faire ; mais sil le fit sansregret, sil ne luy greva de le faire , cest signe que sa conscienceest en mauvais termes ( Ibid).