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MACHIAVEL.
eu Italie avant même qu’ony eût eu connaissance deson départ (i\ Rentré dansRome, il força le séuat effrayéde le nommer Empereur ( 2 ) ;et Didier-Julien (5) à qui I onavait déféré cette dignité, futtué (a). A P rès ce début, ilrestait à Sévère deux diffi-cultés à vaincre pour devenirmaître de tout l’Empire: l’uneen Asie, où Niger, chef desarmées asiatiques, s’était faitproclamer Empereur; et l’au-tre dans la Grande Bretagne,
( 1) Ici l’on reconnaîtra monretour d'Egypte. R. I.
(2) On me nomma chef detoutes les troupes rassemblées aParis et aux environs , et l'ar-bitre des deux conseils pour lemoment. R. I.
( 3 ) Mon Didier n’était quele Directoire : il suffisait de ledissoudre pour l’anéantir. R. I.
(a) « L’assassinat d’un prince est un crime que punit toujoursson successeur, ditTacite » ; Scelus ciijus ultorest, quisquissuccessif{ Hist. 1 ). >< Il en agit ainsi pour assurer sa propre vie , plus encoreque pour venger son préde’cesseur » : Omnes conquiri et interjicijussit , non honore Galbœ , sed tradito principibus more , muni-mentum ad pressens , in posterum idtionem ( Ibid. ).—David avaitsur-le-champ ordonné qu’on punît de mort l’Amalécite qui pré-tendait avoir porté le dernier coup à Saù\, quoique S"iiil,dèjà blesseet dégoûté de la vie , lui en eût fait la demande. Claude lit mourirChercas et Lupus qui avaient tué Caligula, quoique cet attentatl’eût fait monter sur le trône. Vitellius punit de mort tous lesButeurs du meurtre de Galba et de Pison. Domitien lit mourirEpaphrodite , pour avoir aidé Néron à se tuer , quoique Néron eûtété condamne' par un arrêt du sénat. Ferdinand, grand duc deToscane, punit de mort sa belle-sœur Blanche Cnpelln , qui avaitempoisonné le grand duc François , son inari. Le premier soin deCharles II , roi d’Angleterre , en montant sur le trône de son père,fut de venger sa mort sur dix des plus coupables régicides; aprèsu °i il fut clément tout à son aise, et sans danger...