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de la part d’Albin qui aspi-rait aussi à l’Empire (i). Ju-geant dangereux de se dé-clarer en même temps l’en-nemi de l’un et de l’autre, ilprit le parti de tromper le se-cond pendant qu’il attaque-rait le premier (2). En con-séquence, il écrivit à Albinpour lui dire qu’ayant étéélu Empereur par le sénat,il voulait partager avec luicette dignité, et lui envoyamême le titre de César, aprèsavoir fait déclarer par le sé-nat que Sévère s’adjoignaitAlbin pour collègue ( 3 ). Ce-lui ci crut tous ces actes-làsincères , et y donna sonadhésion. Mais quand Sé-vère eut vaincu et tué Niger;quand il eut pacifié les cho-ses d’Orient; étant revenu àRome, il se plaignit d’Albiuen plein sénat, disant que cecollègue, peu reconnaissantdes bienfaits qu’il avait reçusde lui, avait cherché partrahison à le faire assassiner,et que pour cela il était obli-gé d’aller punir son ingrati-tude. Il partit donc, vint enFrance à sa rencontre, et lui
BCON APARTE.
(1) Mon Niger ne fut queBarras , et mon Albin n’étaitque Sieyes. Ils n’étaient pas re-doutables ; chacun d’eux n’a-gissait point pour son proprecompte ; et je voyais qu’ilsdifféraient dans leur but. Le pre-mier voulait rétablir le Roi ; lesecond , introniser l'Electeurde Brunswick. Mais je voulaisautre fchose ; et Septime , à maplace, n’aurait pas fait mieuxque moi. R I.
( 2 ) Jen’avaisbesoinque d’é-loigner mon Niger; et il me de-venait facile de tromper monAlbin. R. I.
(3) C'est ainsi que je fis nom-mer Sieyes mon collègue dansla commission consulaire; Ro-ger-Ducos que j’y admis aussi,n’y pouvait être qu’une machinede contre-poids à ma disposi-tion. R. I.