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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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de la part dAlbin qui aspi-rait aussi à lEmpire (i). Ju-geant dangereux de se dé-clarer en même temps len-nemi de lun et de lautre, ilprit le parti de tromper le se-cond pendant quil attaque-rait le premier (2). En con-séquence, il écrivit à Albinpour lui dire quayant étéélu Empereur par le sénat,il voulait partager avec luicette dignité, et lui envoyamême le titre de César, aprèsavoir fait déclarer par le sé-nat que Sévère sadjoignaitAlbin pour collègue ( 3 ). Ce-lui ci crut tous ces actes-sincères , et y donna sonadhésion. Mais quand Sé-vère eut vaincu et tué Niger;quand il eut pacifié les cho-ses dOrient; étant revenu àRome, il se plaignit dAlbiuen plein sénat, disant que cecollègue, peu reconnaissantdes bienfaits quil avait reçusde lui, avait cherché partrahison à le faire assassiner,et que pour cela il était obli- daller punir son ingrati-tude. Il partit donc, vint enFrance à sa rencontre, et lui

BCON APARTE.

(1) Mon Niger ne fut queBarras , et mon Albin nétaitque Sieyes. Ils nétaient pas re-doutables ; chacun deux na-gissait point pour son proprecompte ; et je voyais quilsdifféraient dans leur but. Le pre-mier voulait rétablir le Roi ; lesecond , introniser l'Electeurde Brunswick. Mais je voulaisautre fchose ; et Septime , à maplace, naurait pas fait mieuxque moi. R I.

( 2 ) Jenavaisbesoinque dé-loigner mon Niger; et il me de-venait facile de tromper monAlbin. R. I.

(3) C'est ainsi que je fis nom-mer Sieyes mon collègue dansla commission consulaire; Ro-ger-Ducos que jy admis aussi,ny pouvait être quune machinede contre-poids à ma disposi-tion. R. I.